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Dans l’Hexagone, des millions d’individus souffrent ou ont souffert d’une dépression, parmi lesquels de nombreux seniors. En effet, les personnes âgées ne sont pas épargnées par ce trouble psychique, en partie du fait des défis qu’elles doivent affronter au quotidien : inflation, solitude, problème de santé, angoisse, deuil, manque de contacts sociaux… Dans ce contexte, des antidépresseurs leur sont parfois prescrits. On fait le point sur le sujet.

Quelques généralités sur la dépression des personnes âgées

La dépression est une pathologie assez fréquente chez les personnes âgées. Les symptômes peuvent être variés (tristesse quasi permanente, perte d’intérêt et de plaisir pour les activités habituellement agréables, sentiment de dévalorisation et de culpabilité, perte d’appétit, troubles du sommeil, idées de mort ou de suicide récurrentes, fatigue ou perte d’énergie…), tout comme les causes. La dépression est généralement le fruit de plusieurs facteurs environnementaux, psychologiques et héréditaires, parfois aussi de situations ou évènements particuliers de la vie.

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas banaliser la maladie, ni la confondre avec un simple coup de déprime ou une tristesse passagère. La dépression entraîne une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne, et peut même conduire à la perte d’autonomie. Une fois celle-ci diagnostiquée, une prise en charge est indispensable.

Antidépresseur personne âgée : un traitement utile…

Des antidépresseurs sont parfois prescrits aux personnes âgées afin qu’elles puissent retrouver une certaine qualité de vie et un bien-être psychique, car la volonté seule ne suffit pas. Ces derniers visent à corriger certains déséquilibres au niveau des neurotransmetteurs défaillants dans la maladie. Il en existe de différents types (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline…). Le choix de la molécule dépend de plusieurs facteurs : la situation du patient, le type de dépression, la prise d’autres médicaments…

C’est au médecin généraliste de déterminer quelle prise en charge sera la plus efficace. Son rôle est également d’écarter un éventuel trouble cognitif ou une pathologie neurodégénérative, comme la maladie d’Alzheimer.

… mais qui doit faire l’objet d’une attention particulière

Antidépresseurs pour personnes âgées : des effets secondaires potentiels

Les antidépresseurs pour personnes âgées présentent toutefois quelques limites. Pour commencer, une véritable adhésion et un investissement de la part des patients sont nécessaires. Ces derniers doivent être sérieux dans la prise de leur traitement pour qu’il fonctionne. Les antidépresseurs causent dans certains cas des effets secondaires désagréables (problèmes digestifs, irritabilité, tremblements, agitation, insomnie, rigidité musculaire, nausées, céphalées, vertiges…), ce qui pousse les personnes âgées à les arrêter prématurément ou à ne pas les prendre correctement ; sans compter que la réponse aux médicaments est vraiment propre à chacun. Par ailleurs, il faut toujours avoir en tête que l’arrêt d’un traitement antidépresseur doit être progressif chez les personnes âgées et encadré par le corps médical.

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Personnes âgées : des options complémentaires ou alternatives aux antidépresseurs

Les médicaments antidépresseurs ne sont pas la seule option en cas de dépression. Les personnes âgées sont invitées à suivre une psychothérapie pour mettre des mots sur leurs maux et comprendre d’où vient leur dépression. Les thérapies complémentaires non médicamenteuses, telles que l’art-thérapie, la relaxation, la zoothérapie (thérapie par l’animal) ou la musicothérapie, sont souvent aussi utiles. Pour finir, les effets de l’activité physique adaptée sur la dépression, avec accord d’un professionnel de santé, ne sont plus à démontrer.

La nécessité d’agir… mais aussi de prévenir la dépression chez la personne âgée

Il est en outre possible d’agir en prévention de la dépression en adoptant une bonne hygiène de vie (pratique d’une activité physique adaptée, alimentation équilibrée, horaires de sommeil réguliers…) et en conservant des liens sociaux. La présence quotidienne d’une assistante de vie peut aider dans la démarche, tout comme la téléassistance. L’équipement, qui fonctionne 24h/24 et 7j/7, permet de déclencher une alarme en cas d’urgence et de joindre un chargé d’assistance.

Lorsqu’il reçoit une alerte, celui-ci est en mesure de faire intervenir le cercle de solidarité (proches aidants, voisins…) ou les services d’urgence en cas de chute, d’accident domestique ou de tout autre problème. La téléassistance est également utile en cas de prise d’un traitement antidépresseur, notamment les dispositifs intelligents. Ces derniers peuvent aider les personnes âgées à gérer leur médication (rappel des horaires de prises, création de scénarios de vie avec alerte lors de situations inhabituelles…) et donc à prendre leur traitement correctement.

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