Maladie d'Alzheimer : comment détecter les premiers signes ?
La maladie d'Alzheimer est une pathologie neurodégénérative complexe entraînant des pertes de mémoire, des difficultés à trouver les mots justes, à suivre une conversation, à s’orienter dans l’espace et le temps, ou encore des problèmes de raisonnement et de jugement. En France, plus de 900 000 personnes sont concernées, avec 225 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. D’après l’Institut du Cerveau, la prévalence de développer la maladie d’Alzheimer augmente avec l'âge (elle touche 1 personne sur 20 à partir de 65 ans et plus d’1 personne sur 4 après 85 ans). Comment détecter les premiers signes et agir de manière précoce ? On vous répond.
En bref
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La maladie d’Alzheimer touche plus de 900 000 personnes en France et ses premiers signes (trous de mémoire, désorientation, repli social…) doivent être repérés au plus tôt.
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Une prise en charge adaptée inclut le diagnostic médical, des traitements, un accompagnement au quotidien et des aménagements du domicile.
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La téléassistance, avec géolocalisation, alertes intelligentes ou rappels automatisés, renforce la sécurité et soutient les aidants dans les stades précoces à modérés.
Comment détecter les premiers signes de la maladie d'Alzheimer ?
Pour ralentir la progression des symptômes de la maladie d'Alzheimer, il est important de savoir repérer les premiers signes. Il faut par exemple prêter attention :
- Aux troubles de la mémoire récente : votre proche âgé oublie des informations comme des dates, des événements ou des conversations. Il demande incessamment les mêmes informations et dépend beaucoup de rappels externes (notes, alarmes…) ou de ses proches pour se souvenir.
- Aux difficultés à planifier ou à résoudre des problèmes : votre proche éprouve des difficultés à suivre une recette, à gérer des factures ou à organiser des tâches complexes. Il prend davantage de temps pour accomplir des tâches nécessitant une réflexion.
- Aux confusions dans le temps et dans l’espace : il perd la notion du jour, de la date ou de l’endroit où il se trouve. - Aux problèmes de langage : il a du mal à trouver les mots justes, utilise des termes inappropriés ou éprouve des difficultés à suivre une conversation.
- Aux pertes d’objets : il pose ses objets dans des endroits inhabituels (exemple : ses clés dans le réfrigérateur), est incapable de retrouver un objet ou accuse les autres de l’avoir pris.
- Aux comportements inhabituels : il prend des décisions inhabituelles, néglige son hygiène ou son apparence. Il devient soudainement anxieux, méfiant, déprimé, irritable ou apathique.
- Au retrait des activités sociales : il évite les interactions sociales ou les activités autrefois appréciées.
Que faire si ces signes apparaissent ?
Si votre proche présente plusieurs de ces symptômes, il faut agir rapidement afin d’obtenir un diagnostic précis et de commencer une prise en charge adaptée. Nous vous recommandons de :
Consulter un médecin et passer des examens médicaux
Un médecin peut réaliser une première évaluation et exclure d’autres causes (stress, dépression, carences nutritionnelles...). Si vos doutes persistent, sachez qu’un neurologue, un gériatre ou un médecin spécialisé en troubles cognitifs est en capacité d’effectuer un bilan approfondi. Il est également conseillé d’inciter votre proche à passer des examens médicaux complémentaires. Une IRM, un scanner cérébral ou des tests sanguins peuvent notamment exclure d'autres causes probables.
Mettre en place une prise en charge adaptée
Certains médicaments peuvent aider à ralentir les symptômes cognitifs. Les médecins vous renseigneront sur ce sujet. Vous pouvez également proposer à votre proche âgé des programmes de réhabilitation cognitive et/ou des thérapies non médicamenteuses en parallèle.
Aménager l’environnement de vie
Il convient aussi d’adapter son domicile pour réduire les risques (étiqueter les objets, organiser des routines, installer des aides à la mobilité…). Une autre option consiste à faire appel à une auxiliaire de vie pour l’aider à gérer le quotidien en plus de vos passages réguliers.
Planifier l’avenir
Essayez enfin de prévenir ses proches car leur aide risque d’être essentielle pour gérer la maladie. Prenez éventuellement contact avec des associations spécialisées, comme France Alzheimer, pour obtenir des informations, du soutien et participer à des groupes d'entraide.
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Maladie d’Alzheimer : comment la téléassistance peut aider ?
La téléassistance peut accompagner les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ainsi que leurs familles, notamment dans les stades précoces et modérés, en complément de l’aide humaine. En effet, les différents dispositifs (boutons d’appel d’urgence, montres connectées seniors, capteurs de chute…) contribuent à renforcer leur sécurité, leur autonomie et leur qualité de vie, tout en apportant du réconfort aux proches.
Certains systèmes sont particulièrement recommandés dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, comme ceux qui incluent une balise GPS pour localiser les personnes désorientées, qui pourraient se perdre en se promenant, ceux qui détectent les comportements anormaux ou encore qui envoient des alertes aux proches en cas de dépassement du « périmètre de sécurité » (geofencing). Par ailleurs, certains équipements de téléassistance avancés peuvent envoyer des alertes vocales ou textuelles pour rappeler à la personne âgée de prendre ses médicaments, de boire de l’eau ou d’honorer ses rendez-vous.