De l’eau
Après 55 ans, il faut hydrater son corps ! Pourtant ¼ seulement des 55ans et plus consomment les fameux 1,5 litres d’eau nécessaires par jour. Une enquête du CREDOC a montré que plus on vieillit, moins on boit. Les 55-64 ans consomment 1,3 litres/jour, et les + de 75 ans sont seulement à 1litre/jour. Or les besoins ne diminuent pas avec l’âge.
Un corps plein d’eau
Un corps d’adulte contient 60% d’eau. Celle-ci constitue le premier composant de nos organes. Le cœur, les poumons ou le sang sont constitués de 2/3 d’eau. Encore plus significatif, le cerveau. Les 100 milliards de neurones de notre cerveau renferment de l’eau pour 70 à 80% de leur poids, et même 99% d’eau pour le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau. Nos os en contiennent environ ¼ de leur poids et la graisse 30%. L’eau est un agent indispensable pour le transport dans notre corps des éléments nutritifs et des déchets, tout en régulant le transit intestinal et notre température. Afin de comprendre la nécessité de s’hydrater, un principe simple s’applique : le volume d’eau qui sort du corps doit être compensé par le même volume qui y entre. Notre corps renferme de 30 à 50 litres d’eau selon notre poids et nous perdons en moyenne 2,5 litres par jour, à travers la transpiration, l’urine et les selles. Il faut donc absorber 2,5 litres de liquide par jour.
Liquides sous différentes formes
Il ne s’agit pas de boire, contraint et forcé, 2,5 litres d’eau. Dans notre alimentation quotidienne, les aliments fournissent de l’ordre de 1 litre de liquide : les plus gros pourvoyeurs sont les fruits et les légumes, composés de 90% d’eau. Demeure la corvée des fameux 1,5 litres qui restent, soit un peu plus de huit verres ! Heureusement il y a une astuce qui consiste à diversifier les liquides. En tête arrivent les boissons chaudes. Durant ces dernières années, les seniors ont augmenté de plus de 35% leur consommation de boissons chaudes. En tête, le thé, le café et le chocolat ; leurs antioxydants consommés à dose normale sont plutôt protecteurs des maladies cardio-vasculaires. Ensuite arrive l’heure des tisanes avec camomille et tilleul sur le podium où le sucre doit être étroitement surveillé. Toujours dans le chaud, de saison avec l’hiver qui arrive, les bouillons, soupes et potages : excellents pour la santé, surtout si les légumes y sont présents.
Dans les boissons froides ou à température ambiante, les jus de fruits et les boissons lactées sont souvent privilégiés. Leurs sels minéraux et calcium en font des habitués de nos tables. Mais attention à la présence souvent massive de sucres (problèmes de poids) et aux questions de digestion parfois engendrés avec l’âge, par les laitages. Enfin les sodas, liquides à mauvaise réputation, qu’on ne peut envisager, si on ne peut pas faire autrement, que « lights ». Précisons aussi que les boissons alcoolisées ont un statut différent vis-à-vis de la santé et n’interviennent pas dans les 1,5 litres. Un verre de vin rouge quotidien ou un week-end plus festif relève d’un autre équilibre.
Quels risques ?
La sensation de soif a tendance à diminuer avec l’âge et c’est pour cela qu’il faut être vigilant. Avec 1% en moins d’eau, la déshydratation commence et les performances physiques et intellectuelles déclinent légèrement. Avec 5%, les difficultés réelles commencent, par exemple les maux de tête, et les soucis de concentration pouvant entraîner des maladresses et même des chutes aux conséquences graves. A 10% en moins d’eau, le fonctionnement des organes est touché. Au dessus de 15% d’eau en moins pour le corps, le pronostic vital est engagé : hospitalisation d’urgence, conséquences irréparables, issue fatale pouvant intervenir.
Alors, boire en bouteille ou au robinet ?
Pour ce qui est de boire de l’eau, une question se pose souvent : eau en bouteille ou au robinet ? En aucun cas, ce dilemme ne doit empêcher l’absorption d’eau, qui n’apporte aucune calorie : il faut s’y jeter ! Appuyons-nous sur plusieurs enquêtes sérieuses, ayant étudié le sujet avec méthode.
Avantage robinet.
Premier critère en ces temps économiquement difficiles, le prix. Pas de discussion : l’eau du robinet revient en France en moyenne autour de 0,0025 € et l’eau en bouteille de l’ordre de 0,45 € (eau de source + eau minérale confondues). Quelle que soient les écarts d’une commune à l’autre sur le prix de l’eau au robinet, aucune eau de source, même la moins chère, ne peut être compétitive !
Egalité écologique
Critère nouveau pour certains, il ne peut dorénavant être ignoré. Car à quoi sert de se donner bonne conscience en triant nos déchets si nous remplissons nos poubelles de bouteilles en plastique. C’est un choix. Selon l’ADEME, l’eau en bouteille est 1000 fois moins écologique que l’eau du robinet ! Bouteilles en plastique, même recyclées, cartons, emballages, films plastique des palettes, et le transport (le camion, plus souple et plus rapide, étant souvent préféré au train, plus écologique). Donc résultat sans suspens avec un énorme avantage au robinet.
Concernant la salubrité publique ?
Voilà un aspect qui divise. D’abord parce qu’il liste surtout les défauts de l’une et de l’autre des solutions. Les reproches concernent d’abord les régions agricoles où les nappes phréatiques sont polluées par les nitrates, résultant essentiellement d’un élevage porcin intensif. Ceci n’est pas négligeable, loin de là, mais ne concerne qu’une partie bien connue du territoire français. Autre critique pour l’eau du robinet, la présence constatée de résidus de médicaments. Si celle-ci semble avérée, les doses sont infinitésimales et peu d’études existent encore aujourd’hui pour mesurer vraiment le phénomène sur la santé publique. Si David SERVAN-SCHREIBER a mené, peu avant sa mort, une croisade sur le risque de cancers liés à l’eau du robinet, la présence du BISPHENOL A dans certains plastiques a mis un doute sur l’eau en bouteilles, quand on sait que ce composant a été interdit dans la fabrication des biberons des bébés. D’où un vague sentiment de parité entre les deux concurrents sur ce critère. Difficile de choisir un moindre mal.
Et mon goût à moi ?
Voilà un certain nombre de critères étudiés le plus objectivement possible. Reste le goût de chacun. Et là, tout devient subjectif ! Si vous adorez les fines bulles d’une eau minérale qui adore le sport et la petite balle jaune, jamais l’eau du robinet ne gagnera le duel ! Si vous pensez que ce n’est pas à vous de payer les spots de publicité avec des bébés nageurs, allez vite au robinet dans votre cuisine ! C’est Votre choix. Il ne faut toutefois pas nier l’extraordinaire diversité des eaux minérales françaises ou européennes (Italie, Royaume Uni, Belgique,…) qui permettent un enrichissement… minéral et un véritable plaisir de la table. Il y a plus de 7000 sources en France, eaux plates ou gazeuses, avec des saveurs très diversifiées. Donc, « c’est vous qui voyez ! », puisque c’est vous qui buvez !
En guise de synthèse
Le parti-pris de cette comparaison nous force à une conclusion. Ce pourrait être « eau du robinet tous les jours, et eau en bouteille, de temps en temps, le samedi ou le dimanche, avec les petits-enfants ou nos meilleurs amis. » Et si vous voyez vos petits-enfants plus souvent ce qu’ASSYSTEL vous souhaite, on comprend bien que toute synthèse sur ce sujet aura toujours un goût d’eau tiède.
Pour en savoir plus :
3 incontournables :
- Docteur Luc BODIN
Chercheur français, médecin, travaille entre autres sur l’alimentation, l’allergie, la fatigue, la maladie d’Alzheimer, donc sur le rôle de l’eau.
Nombreuses publications pour ce médecin qui utilise les médecines dites douces avec la médecine classique.
Pour l’aborder :
- David SERVAN-SCHREIBER
Ce médecin français a mené une véritable croisade contre le cancer pouvant être relié directement à la qualité de l’eau que nous buvons au robinet. Il a contribué en particulier à mettre en évidence la dangerosité du Bisphénol A dans certains plastiques du type biberons ou contenant d’eaux.
- ADEME, organisme officiel français. Parmi ses missions, surveiller la qualité de l’eau potable en France. Pour examiner quelques unes de ses recommandations, se connecter sur le site : www.2.ademe.fr/servlet/KBase.
Des infos sur d’autres approches
Sur les eaux minérales :
Deux sites qui apportent des informations complémentaires :
Pour tout savoir sur celles-ci (caractéristiques, intérêt,…)
Pour compléter totalement votre information
Sur les bienfaits de l’eau avec le sport :
Pour s’informer quant au rôle de l’eau sur notre corps avec l’aquagym
- Qu’est ce que l’aquagym et ses bienfaits
- Un exemple régional réussi pour les seniors : Mâcon (71)
www.grsdumaconnais.org/aquagym
Sur les troubles urinaires des seniors :
Même s’ils ont de multiples autres causes, les troubles urinaires peuvent survenir avec une absorption trop abondante d’eau dans la journée.
Pour faire la part des choses :
qui livrent des histoires vécues par des internautes.
Sur ces sujets, n’oublions pas 2 magazines qui consacrent régulièrement des articles à ces sujets importants :
- Vie Pratique Santé
- Pleine Vie
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